Tu te demandes combien facturer en tant que créatrice UGC, entre les marques qui parlent de « petite vidéo rapide » et les stories de freelances qui annoncent des montants à quatre chiffres. Dans cette zone un peu brumeuse, il est facile de se perdre, d’accepter 80 € « pour se faire la main » ou au contraire d’oser un tarif sans vraiment comprendre ce qu’il recouvre. Pourtant, derrière chaque vidéo tournée au smartphone, il y a un vrai travail : réflexion, lumière, tournage, montage, retours, parfois plusieurs versions pour des publicités. C’est cette réalité qu’il devient essentiel de ramener au cœur de la discussion tarifaire.
La question n’est pas seulement « combien vaut une vidéo UGC ? », mais : qu’est-ce que la marque achète réellement quand elle te commande un contenu ? En 2026, une vidéo UGC peut vivre en organique, en Ads, sur une page produit, dans une newsletter, voire dans une campagne internationale. Autrement dit, ton tournage de 30 secondes peut devenir un véritable actif marketing, exploité pendant des mois. Fixer un prix juste, ce n’est donc pas jouer à la marchande, c’est trouver un point d’équilibre entre ton temps, ton expertise, l’usage réel de tes créations et la valeur générée pour la marque. Cet article propose un chemin pour éclaircir tout cela, sans promesse de succès instantané, mais avec l’envie de t’aider à poser des bases solides, sereines et alignées.
- Tarifs réalistes : une vidéo UGC organique se situe souvent entre 150 € et 300 € au démarrage, puis 300 € à 800 € avec de l’expérience et des résultats.
- Publicité payante : une vidéo pensée pour les Ads, avec hooks et variantes, se facture plutôt entre 700 € et 2 000 €, selon les droits d’utilisation.
- Facteurs clés : temps passé, complexité du format, usage (organique vs publicitaire), expertise, durée et étendue des droits.
- Plancher à respecter : descendre sous 100 € la vidéo revient souvent à travailler à perte sur le long terme.
- Packs UGC : proposer des combinaisons vidéos + photos permet de vendre entre 800 € et 3 000 € et de créer des collaborations durables.
- Structuration : définir un minimum par vidéo, un supplément Ads et quelques packs phares simplifie tes négociations.
Combien facturer en tant que créatrice UGC : comprendre ce qui motive vraiment tes tarifs
Avant de sortir une grille tarifaire, il est utile de revenir à ce qui déclenche l’envie même de créer. Beaucoup de créatrices UGC arrivent dans ce monde portées par un mélange de curiosité, de besoin de liberté et de fascination pour ces vidéos « vraies » qui font mouche dans le flux d’un TikTok ou d’un Reel. Elles aiment filmer, tester des produits, raconter des histoires simples, presque comme si elles parlaient à une amie en FaceTime. Au début, la question du prix arrive souvent après, comme un détail qu’on repousserait au dernier moment.
Les premiers pas ressemblent alors à un laboratoire. On teste des formats, on envoie des candidatures sur des plateformes, on tourne des UGC fictifs sur des produits que l’on a chez soi. Les doutes sont fréquents : « Est-ce que c’est assez pro ? », « Est-ce que quelqu’un payerait vraiment pour ça ? ». Dans cette phase, beaucoup acceptent des montants très bas, en se disant que ce sera toujours une expérience. Et c’est vrai, jusqu’au moment où l’on se rend compte que l’équation temps/énergie/revenus ne tient plus.
Imagine Lina, créatrice UGC qui commence avec des vidéos skincare. Elle accepte ses premiers projets à 90 € la vidéo parce que « tout le monde semble commencer là ». Rapidement, sa boîte mail se remplit : briefs, délais serrés, demandes de modifications multiples. En comptant honnêtement, chaque vidéo lui prend entre 6 et 8 heures, du premier mail à l’export final. À la fin du mois, la fatigue s’installe et le constat est simple : elle travaille beaucoup mais ne se sent pas rémunérée à la hauteur de son implication. La frustration pointe, parfois l’envie de tout arrêter aussi.
Ce moment de prise de conscience devient souvent un tournant. Car facturer, ce n’est pas seulement mettre un chiffre sur un devis, c’est se positionner. C’est accepter l’idée que la création de contenu n’est pas un loisir monétisé par hasard, mais un vrai métier, même si tout se passe sur un écran et dans un salon transformé en mini-studio. À partir du moment où cette réalité est intégrée, la question se reformule : « Comment fixer un tarif qui respecte mon temps, mon niveau, et la valeur que la marque tire de mes vidéos ? ».
Les chiffres du marché peuvent alors servir de repères – non pour se comparer, mais pour se situer. La plupart des créatrices se positionnent autour de 150 € à 300 € la vidéo pour un usage organique quand elles démarrent avec un minimum de structure, puis grimpent vers 300 € à 800 € une fois qu’un portfolio solide et quelques résultats concrets sont là . Descendre largement en dessous revient souvent à entrer dans une logique de volume, proche de la production industrielle, où l’on enchaîne les projets sans vraiment progresser ni respirer.
À l’autre extrémité du spectre, certaines vidéos conçues pour la publicité payante, avec plusieurs hooks, des variantes, des déclinaisons pour A/B tests et une exploitation sur plusieurs mois, se négocient entre 700 € et 2 000 €. Là encore, le cœur de la question n’est pas le chiffre lui-même, mais ce qu’il contient : expertise marketing, compréhension des plateformes, capacité à produire un contenu qui convertit réellement.
Dans cet espace, écouter sa propre voix devient essentiel. Certaines créatrices se sentent plus alignées sur des formats très simples, tournés en lumière naturelle, dans une énergie presque brute. D’autres adorent storyboarder, jouer avec les transitions, intégrer l’IA pour créer des textes, des idées de hooks ou même des variations visuelles. Les tarifs ne peuvent pas être identiques pour ces approches, parce que le temps, la technicité et la valeur perçue ne sont pas les mêmes.
Une première piste consiste à articuler sa tarification autour d’un principe simple : chaque euro demandé doit être justifiable par une réalité de travail et de valeur. Cela n’a rien à voir avec le niveau d’abonnés, et tout à voir avec la qualité de ce qu’une marque peut faire vivre grâce à ton contenu. Pour affiner ton intuition et structurer cette réflexion, des ressources comme le guide détaillé sur les tarifs de créatrice UGC en 2026 peuvent t’aider à transformer ce ressenti en repères concrets.
Au fond, la première vraie brique de tes tarifs, c’est cette prise de position intime : accepter que ton temps compte, que ta créativité a une valeur, et que tu as le droit de construire une activité qui ne repose pas sur le sacrifice silencieux. C’est cette base qui donne ensuite du sens aux chiffres.

Repères de tarifs UGC 2026 : fourchettes réalistes pour vidéos, photos et packs
Une fois ce socle posé, vient le besoin de concret. Tu reçois un mail d’une marque de cosmétiques qui te demande « ton prix pour une vidéo de 30 secondes ». Ou une startup food qui veut « un pack de contenus » sans trop savoir ce que cela recouvre. Pour éviter de répondre au hasard, il aide de s’appuyer sur des repères de marché et sur une structure simple, que tu pourras ensuite ajuster.
En 2026, plusieurs grandes familles de prestations UGC se distinguent. D’un côté, les vidéos organiques pour les comptes des marques : TikTok, Reels, Shorts, stories. De l’autre, des vidéos calibrées pour la publicité payante : TikTok Ads, Meta Ads, YouTube Ads. Entre les deux, des formats hybrides pour les pages produits, les landing pages, les emails. Chacun de ces usages a une valeur différente, parce que l’impact et la durée de vie du contenu ne sont pas les mêmes.
Voici une synthèse pour t’aider à visualiser ces écarts :
| Type de contenu UGC | Description | Fourchette de prix 2026 | Usage typique |
|---|---|---|---|
| Vidéo simple organique | Face cam 30–60 s, script fourni, montage léger | 150 € – 300 € | Reels, TikTok, Shorts sur les comptes de la marque |
| Vidéo UGC travaillée | Hook soigné, B-roll, sous-titres, texte incrusté | 300 € – 800 € | Multi-plateformes, réutilisation régulière |
| Vidéo UGC publicitaire | Script orienté conversion, plusieurs hooks, variantes | 700 € – 2 000 € | Meta Ads, TikTok Ads, YouTube Ads |
| Pack photos UGC | 10–20 photos produits cohérentes, retouchées | 200 € – 700 € | Sites e-commerce, réseaux sociaux, newsletters |
| Pack mixte | 3 vidéos + 15 photos ou plus | 800 € – 3 000 € | Lancements, campagnes saisonnières |
Ces montants ne sont ni des plafonds, ni des obligations. Ce sont des repères pour te situer et éviter de tomber dans un extrême : te brader par peur, ou afficher des prix déconnectés de ta réalité actuelle. Les études menées sur le marché montrent d’ailleurs que le tarif moyen « accepté » par les marques tourne autour de 300–320 € par vidéo UGC organique, alors que beaucoup de débutantes n’osent pas dépasser 120–150 €.
Un point clé concerne les vidéos publicitaires. Une marque qui investit un budget Ads derrière ton contenu ne l’utilise pas de la même façon qu’un simple post organique. Elle va l’exposer à des milliers, parfois des millions de personnes, avec un objectif direct de ventes. Dans ce contexte, la vidéo devient un levier commercial à part entière. Il est donc logique que son prix intègre une majoration liée à cet usage spécifique, souvent comprise entre +30 % et +100 % par rapport à ton tarif de base.
Pour gagner en stabilité, de nombreuses créatrices optent pour des packs. Par exemple, un pack « découverte » comprenant 2 vidéos organiques et 10 photos, ou un pack « lancement » avec 3 vidéos (dont une optimisée Ads) et une série complète de visuels. Ces offres structurées rassurent les marques, qui visualisent mieux ce qu’elles achètent, et t’aident à augmenter ton panier moyen sans multiplier les micro-négociations.
Si tu cherches à créer ou mettre à jour ton book pour présenter ces offres, un outil comme le modèle de portfolio UGC pro gratuit peut t’aider à organiser tes exemples de vidéos, photos et résultats en un seul endroit clair et professionnel.
En filigrane, ces grilles ne sont utiles que si tu les adaptes à ta propre histoire. Une créatrice très à l’aise en storytelling peut valoriser cette compétence dans ses prix. Une autre, passionnée de data, peut se spécialiser dans les contenus testés et optimisés pour les Ads. L’essentiel est que chaque tarif repose sur un socle lisible et assumé, plutôt que sur la peur de « demander trop » ou « pas assez ».
Facteurs qui influencent combien facturer : temps, complexité, droits et contexte
Une même durée de vidéo peut cacher des réalités très différentes. Trente secondes face caméra, en une prise, avec un script fourni, n’ont rien à voir avec trente secondes qui demandent un storyboard, plusieurs décors, du B-roll, des sous-titres manuels et des variantes de hook. Pourtant, de nombreuses demandes arrivent encore sous la forme : « C’est combien pour 30 secondes ? ». C’est là que ton rôle consiste à ramener la discussion vers ce qui compte vraiment.
On peut imaginer une sorte de filtre mental, à passer sur chaque projet avant d’annoncer un prix. Ce filtre prend en compte quelques grandes dimensions qui, mises bout à bout, dessinent la valeur réelle de la prestation :
- La complexité créative et technique : nombre de plans, besoin de B-roll, transitions, sous-titres, effets, choix de la musique, éventuelle utilisation d’outils d’IA pour générer des scripts ou des variantes.
- Le temps global : du premier mail au dernier export, en incluant les corrections.
- L’urgence : délai standard ou demande « pour demain » qui bouscule tout le reste.
- L’expertise : compréhension des mécaniques de conversion, de la plateforme, du secteur de la marque.
- Les droits d’utilisation : durée, territoires, plateformes, usage organique ou publicitaire.
Pour rendre ces éléments encore plus concrets, voici un aperçu de leur impact sur le tarif :
| Facteur | Effet sur le tarif | Exemple |
|---|---|---|
| Complexité du format | + 30 à 100 % | Vidéo multi-plans + B-roll vs simple face cam |
| Urgence de livraison | + 20 Ã 50 % | Livraison en 2 jours au lieu de 10 |
| Expertise / historique de résultats | Taux horaire plus élevé | Créatrice habituée aux Ads, statistiques à l’appui |
| Secteur et taille de la marque | Budget global variable | Petite boutique locale vs app internationale |
| Droits d’utilisation | Majoration importante | Usage mondial en Ads pendant 12 mois |
Un exemple concret : une marque de déco contacte Emma pour une vidéo de « transformation de salon » en 30 secondes. Sur le papier, la durée semble courte. En réalité, la vidéo implique de filmer un « avant », un unboxing, plusieurs plans produits, un « après » avec mise en scène, le tout monté de façon dynamique, avec une musique adaptée et des sous-titres. Le projet mobilise facilement une journée complète, voire plus si l’on compte la préparation. Facturer ce contenu au même prix qu’un simple témoignage assis sur un canapé n’aurait aucun sens.
Un autre élément souvent oublié est le poids de l’urgence. Quand une marque demande une livraison sous 48 heures, elle te demande en creux de réorganiser ton planning, peut-être de travailler un soir ou un week-end. Dans beaucoup de secteurs créatifs, cette contrainte est facturée. L’UGC n’y échappe pas. Ajouter un supplément « rush » raisonnable (20 à 50 % selon le contexte) peut paraître intimidant au début, mais devient vite une évidence dès que tu expérimentes ce que ces délais représentent en pratique.
Enfin, la question des droits change profondément la donne. Une vidéo postée une fois sur un compte Instagram pendant quelques semaines n’a pas la même portée qu’un contenu diffusé en publicité sur plusieurs plateformes, pendant des mois et dans plusieurs pays. Inclure un usage organique limité dans ton prix de base, puis définir des paliers clairs pour l’usage Ads (1–3 mois, 6–12 mois, national, international, etc.) permet de clarifier cette partie, souvent floue, dès le début.
Si tu as besoin d’appuis pour sécuriser ces aspects, notamment au niveau légal, des ressources comme le modèle dédié au contrat UGC et aux clauses de protection peuvent t’aider à cadrer tes collaborations de façon plus sereine, sans tout réinventer à chaque fois.
En résumé, la prochaine fois qu’une marque te demande « c’est combien pour 30 secondes ? », tu peux te souvenir que la vraie question n’est pas la durée, mais le niveau d’exigence, d’urgence et d’exploitation que la vidéo va impliquer.
Construire ta grille de tarifs UGC : de la théorie aux offres concrètes
Après avoir clarifié les facteurs de valeur, reste à transformer tout cela en quelque chose de tangible : une grille de tarifs qui t’évite de repartir de zéro à chaque devis. L’idée n’est pas d’enfermer ta pratique dans des cases rigides, mais d’avoir une base claire à partir de laquelle tu peux adapter, expliquer, négocier.
Une approche simple consiste à partir de ton temps réel. Pendant quelques projets, tu peux chronométrer, même approximativement, les grandes étapes :
- Échanges de brief (mails, visio) : 30 à 60 minutes.
- Préparation (idées, écriture, repérage décor, achats éventuels) : 1 à 2 heures.
- Tournage (installation, prises, changements d’angles) : 1 à 3 heures.
- Montage (tri, cuts, sous-titres, exports) : 2 Ã 4 heures.
- Retours (corrections, reexports, envoi des fichiers) : 30 minutes à 2 heures.
Sur une vidéo qui paraît simple de l’extérieur, on arrive vite à 5–7 heures de travail cumulé. En posant un taux horaire cible – par exemple 35–45 € – tu obtiens déjà une base : entre 175 € et 315 € pour un projet peu complexe, davantage pour une vidéo riche en plans et en montage.
À ce socle, viennent s’ajouter le matériel (smartphone, trépied, lumière, micro, logiciels, stockage), les charges et tout ce temps invisible passé à se former, à observer les tendances, à tester de nouveaux formats. Tu peux décider d’intégrer ces éléments dans ton taux horaire, plutôt que de les détailler, mais l’important est qu’ils ne disparaissent pas dans l’ombre.
Ensuite, il devient plus facile de séparer clairement :
- Le prix de production : tout ce qui concerne la création en elle-même.
- Les droits d’utilisation organiques : souvent inclus pour 3 à 6 mois, sur un ou plusieurs réseaux.
- Les droits d’utilisation publicitaires : ajoutés en pourcentage ou en montant fixe selon la durée et la portée.
Une structure fréquente ressemble à ceci :
- Usage organique sur un réseau, 3–6 mois : inclus dans le prix.
- Usage organique multi-réseaux jusqu’à 12 mois : +10 à 30 %.
- Usage Ads 1–3 mois, un pays : +30 à 100 %.
- Usage Ads 6–12 mois, multi-pays : tarif de base x 2 (ou plus, selon le contexte).
À partir de là , tu peux formuler 3 offres phares, faciles à présenter :
Offre 1 – Vidéo UGC organique simple : face cam, script fourni ou co-construit, montage léger, sous-titres simples, usage organique 6 mois sur les réseaux de la marque. Prix « à partir de » X €.
Offre 2 – Vidéo UGC optimisée Ads : script orienté conversion, 2–3 hooks différents, B-roll, sous-titres travaillés, usage Ads 3 mois sur une plateforme. Prix « à partir de » Y €.
Offre 3 – Pack campagne : plusieurs vidéos (par exemple 3 à 5) + série de photos produits, versions formatées pour différentes plateformes, options Ads en supplément. Prix « à partir de » Z €.
Ces offres ne t’empêchent pas de faire du sur-mesure. Elles servent de point d’ancrage, de base pour discuter. Plutôt que d’annoncer un chiffre nu, tu présentes un ensemble cohérent, que la marque comprend immédiatement. Si tu veux enrichir cette structuration avec d’autres exemples, certains contenus spécialisés sur les tarifs et la monétisation UGC, accessibles via formation-ugc.com, proposent des pistes supplémentaires sans dogme ni recettes miracles.
En toile de fond, une question peut t’accompagner : « Est-ce que ce tarif me permet de produire un contenu dont je suis fière, sans m’épuiser ? ». Si la réponse est non, c’est un signal. La grille n’est pas là pour te contraindre, mais pour t’aider à rester fidèle à ce que tu souhaites construire.
Négocier avec les marques : défendre tes tarifs UGC avec calme et clarté
Une grande part de la tarification ne se joue pas dans tes fichiers, mais dans la conversation avec la marque. Entre « on n’a pas beaucoup de budget » et « ce n’est qu’une petite vidéo rapide », il est facile de sentir ta confiance vaciller. Pourtant, la négociation peut devenir un espace beaucoup plus serein dès lors que ton offre est claire et que tu acceptes l’idée que tout n’est pas négociable.
Le premier levier, c’est la lisibilité. Plus tu expliques concrètement ce que comprend ton prix, moins les marques ont tendance à le questionner. Par exemple : « Ce tarif inclut 2 vidéos de 30–45 secondes tournées chez moi, montées avec sous-titres, 1 aller-retour de retouches, une utilisation organique sur vos réseaux pendant 6 mois. Les droits publicitaires et les déclinaisons supplémentaires sont possibles en option. » En quelques lignes, tu transformes un chiffre abstrait en une prestation détaillée.
Quand une marque revient avec un budget inférieur à ta proposition, tu n’es pas obligée de céder d’un bloc. Tu peux plutôt ajuster le périmètre : moins de vidéos, un format plus simple, aucun usage Ads inclus, un seul aller-retour de retouches. Cette posture transmet une idée essentielle : ce n’est pas ton prix qui est arbitraire, ce sont les contours de la prestation qui peuvent évoluer. Cela change le ton de la discussion.
Évidemment, il y aura des fois où le budget proposé reste très en dessous de ton seuil. Dans ces cas, dire non peut être un acte de respect envers ton travail et ton énergie. Accepter systématiquement des projets mal payés, avec des attentes élevées, use sur le long terme. Refuser avec bienveillance – en expliquant que tu ne peux pas garantir un travail de qualité en dessous d’un certain plancher – laisse la porte ouverte pour de futures campagnes, lorsque les moyens seront différents.
Pour t’aider dans ces échanges, quelques éléments peuvent renforcer ta légitimité :
- Un portfolio clair, régulièrement mis à jour, qui montre la diversité de tes créations.
- Des exemples de résultats (engagement, clics, ventes, si la marque les partage).
- Une présence structurée sur les plateformes ou réseaux pro, qui témoigne de ton sérieux.
Les plateformes spécialisées peuvent aussi servir de terrain d’observation. En explorant, par exemple, un panorama des plateformes UGC les plus utilisées, tu peux repérer les niveaux de budgets récurrents, la façon dont les marques formulent leurs briefs, et les types de contenus qui sont le plus demandés. Non pour t’y conformer à tout prix, mais pour nourrir ton discernement.
Dans cette danse entre création et business, la négociation n’a pas besoin d’être un combat. Elle peut devenir un espace où tu apprends à poser tes limites, à écouter les contraintes de l’autre partie, et à trouver, parfois, un terrain commun. D’autres fois, il n’y en aura pas, et ce sera aussi une réponse. L’important est que chaque « oui » donné soit pleinement choisi.
Quel est le tarif moyen pour une vidéo UGC organique en 2026 ?
Pour une vidéo UGC standard, destinée à un usage organique sur les réseaux d’une marque (TikTok, Reels, Shorts), la plupart des créatrices se situent entre 150 € et 300 € en début de parcours. Avec plus d’expérience, un portfolio solide et quelques campagnes réussies, les tarifs évoluent plutôt dans une fourchette de 300 € à 800 €, selon la complexité du format et le temps investi.
À partir de quel montant une vidéo UGC est-elle considérée comme sous-payée ?
Un bon repère consiste à diviser ton tarif par le nombre d’heures réellement passées sur un projet (brief, préparation, tournage, montage, retours). Si ce taux horaire se rapproche ou descend en dessous du SMIC horaire, une fois les charges estimées, c’est souvent le signe que le prix est trop bas. En pratique, descendre en dessous de 100 € pour une vidéo complète rend très difficile une activité durable et sereine.
Faut-il toujours facturer un supplément pour l’utilisation publicitaire des vidéos UGC ?
Oui. L’utilisation publicitaire augmente nettement la valeur de ton contenu pour la marque, car la vidéo est poussée auprès d’un public plus large avec un objectif direct de ventes ou de leads. Il est courant d’appliquer une majoration de 30 à 100 % sur ton tarif de base pour un usage Ads de 1 à 3 mois, et davantage pour des campagnes longues ou internationales. L’essentiel est de préciser noir sur blanc la durée, les plateformes et les territoires dans ton devis ou contrat.
Est-ce utile d’afficher ses tarifs UGC publiquement ?
Publier des tarifs ‘à partir de’ peut aider à filtrer les demandes et à poser un cadre dès le départ. Par exemple, indiquer que tes vidéos organiques démarrent à 250 € permet aux marques de se situer avant de te contacter. Le montant exact reste ensuite ajusté via un devis, en fonction du brief, de la complexité et de l’usage souhaité. C’est un bon compromis entre transparence et flexibilité.
Comment sécuriser juridiquement ses tarifs et ses droits UGC ?
La base consiste à formaliser chaque collaboration par un devis accepté ou un contrat, même pour des montants modestes. Le document doit préciser le prix, le nombre de contenus, les retours inclus, mais aussi les droits d’utilisation (durée, plateformes, organique ou Ads). S’appuyer sur des modèles de contrats pensés pour l’UGC permet de ne rien oublier et de poser un cadre clair, autant pour toi que pour la marque.

